Dimanche passé, l'église de Daillens s'est muée en théâtre pour accueillir les acteurs de l'opérette de Frédérique Barbier, La Cigale et La Fourmi, revisitée par la Compagnie Par-ci Par-là.

Catherine Pauchard, metteur en scène, a très bien apprivoisé l'endroit pour que nos trois protagonistes puissent évoluer avec aisance tout au long de ce plaisant spectacle, elle a su donner une impulsion dynamique et légère à ses trois musiciens qui se sont lancés pour la première fois dans la grande aventure de la comédie.



Un piano table ou piano carré, comme on l'appelle, sert d'instrument à Antoine Schneider, qui incarne aussi le rôle du musicien en quête de nouveaux horizons et de nouvelles musiques. Avec une légère dissonance, ce vieux piano de 1815 donne un charme désuet à cet accompagnement musical, interprété par ce musicien hors pair.

Dans cette version de la fable de La Fontaine, la cigale, Béa Droz, est une chanteuse excentrique qui rêve d'un rôle à l'opéra, elle espère emprunter de l'argent chez sa voisine, la fourmi, qui elle ne pense qu' à économiser et gagner des sous.


Une chaise ancienne et délabrée et une boîte de rangement sont les accessoires indispensables à cette étonnante fourmi incarnée par Mathias Constantin, il joue à merveille la vieille acariâtre avec des gestes restreints et retenus, tout le contraire de la cigale. Leur rencontre est faite de quiproquos, de tromperies et de mesquineries, agrémentée de parodies d'air opéras, leurs voix, basse et soprano s'harmonisent parfaitement et sont mises en valeur par la magnifique acoustique de notre église. Leurs chants sont gais et vivants et l'humeur si volatile de cette jolie cigale nous entraîne vers une fin bien plus drôle que dans la fable de la Fontaine.

Nous remercions la Compagnie de l'Opéra Par-ci Par-là pour cette excellente et joyeuse prestation.

Roseline Heutger-Contesse

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